Publié le 16 juillet 2026 — compositions officielles attendues une heure avant le coup d’envoi.
Espagne – Argentine, dimanche 19 juillet à 21h (heure de Paris) au MetLife Stadium, en clair sur M6 et sur beIN Sports 1. Une finale inédite entre les deux nations, et la dernière de la carrière de Lionel Messi. Contrairement au match pour la troisième place de la veille, ici personne ne fera tourner : les deux sélectionneurs devraient reconduire leur onze de demi-finale. Voici les compositions probables et les rares choix qui restent ouverts.
L’essentiel en 30 secondes
| Match | Espagne – Argentine, finale |
| Coup d’envoi | Dimanche 19 juillet, 21h00 (Paris) — 15h00 à East Rutherford |
| Stade | MetLife Stadium, New Jersey — 82 500 places |
| Diffusion | M6 en clair et beIN Sports 1 |
| Rotations | Aucune des deux côtés |
| Les choix ouverts | Ruiz ou Pedri · Baena ou Nico Williams · Simeone ou De Paul |
| Sélectionneurs | Luis de la Fuente (Espagne) · Lionel Scaloni (Argentine) |
Zéro rotation : le contraste avec la veille
C’est le renversement complet de la logique de samedi. Pour le match de la troisième place, Deschamps et Tuchel ont annoncé des onze largement remaniés — aucun des deux ne voulait jouer ce match. Vingt-quatre heures plus tard, c’est l’inverse absolu : personne ne sera ménagé, personne ne sera épargné.
De la Fuente comme Scaloni devraient reconduire l’équipe qui les a menés jusqu’ici. Sur une finale de Coupe du Monde, on ne fait pas d’expériences : on aligne les onze meilleurs et on gère la fatigue en cours de match.
Résultat : les trois seules incertitudes du dimanche tiennent en trois noms.
La compo probable de l’Espagne : le onze qui a fait tomber la France
La Roja devrait reconduire à l’identique l’équipe qui a éliminé les Bleus (2-0) — une équipe qui n’a encaissé que deux buts sur tout le tournoi, meilleure défense de la compétition.
L’ossature connue : Unai Simón dans les buts ; Pedro Porro à droite, Aymeric Laporte et Pau Cubarsí dans l’axe ; Marc Cucurella à gauche ; Rodri au milieu, accompagné de Fabián Ruiz ; devant, Lamine Yamal, Dani Olmo, Álex Baena et Mikel Oyarzabal.
Les deux choix de De la Fuente
① Fabián Ruiz plutôt que Pedri. C’est le choix fait contre la France, et il devrait être reconduit. La logique est lisible : Ruiz apporte plus de densité et de percussion au milieu, là où Pedri offre plus de conservation. Contre une Argentine qui joue les transitions et les seconds ballons, ce n’est pas un détail.
② Álex Baena plutôt que Nico Williams. Le motif est physique : Williams reste trop juste pour enchaîner une finale entière. Baena, plus frais, devrait démarrer — avec l’ailier de Bilbao comme option de banc dans le dernier quart d’heure, si le match s’ouvre.
Ce que ce onze a montré contre la France : marquer tôt (penalty d’Oyarzabal à la 22e), puis défendre bas et refermer tous les espaces. Pedro Porro a fait le break à la 58e sur une remise d’Olmo. Rodri a passé la seconde période à poser le pied sur le ballon sans presque jamais être pressé — c’est le principal enseignement de cette demi-finale, et ce que l’Argentine doit corriger.
La compo probable de l’Argentine : un seul point d’interrogation
L’Albiceleste devrait elle aussi reconduire son onze de la demi-finale (4-4-2) :
Emiliano Martínez — Molina, Cristian Romero, Lisandro Martínez, Tagliafico — Simeone ?, Paredes, Mac Allister, Enzo Fernández — Julián Álvarez, Lionel Messi
Le dilemme Simeone – De Paul
C’est la vraie question de la finale, et Scaloni ne l’a pas tranchée publiquement. Giuliano Simeone a pris la place de Rodrigo De Paul dans le couloir droit, et les deux options répondent à deux lectures opposées du match :
| De Paul | Simeone | |
|---|---|---|
| Ce qu’il apporte | Le contrôle, la conservation, la liaison | L’intensité, les duels, le pressing |
| La logique | Garder le ballon face à une équipe qui veut l’avoir | Empêcher l’Espagne de s’installer |
| Le risque | Se faire dominer au duel | Perdre le fil du jeu |
Et c’est là que se joue la finale. La démonstration espagnole contre la France reposait sur un fait précis : Rodri n’a jamais été pressé. Si Scaloni veut éviter que la Roja déroule son plan tranquillement, il lui faut des jambes et de l’agressivité dans les zones intermédiaires — c’est l’argument Simeone. S’il pense au contraire que la clé est de garder le ballon loin des pieds espagnols, c’est l’argument De Paul.
Notre lecture : le profil Simeone colle mieux au problème posé. Mais Scaloni est un sélectionneur qui privilégie souvent l’expérience dans les grands rendez-vous — et De Paul, c’est un titulaire de la finale 2022.
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Détail savoureux que peu ont relevé : l’Espagne et l’Argentine devaient déjà s’affronter en mars 2026. La Finalissima — le match entre le champion d’Europe et le champion d’Amérique du Sud — était programmée au Qatar. Elle a été annulée en raison de la guerre au Moyen-Orient, et les deux fédérations n’ont jamais trouvé d’accord pour la reprogrammer.
Quatre mois plus tard, elles se retrouvent. Pas pour un trophée de consolation entre continents : pour la Coupe du Monde.
Autre détail : De la Fuente et Scaloni sont amis. Le sélectionneur espagnol l’a dit en conférence de presse, il se réjouissait de retrouver son homologue argentin. L’amitié s’arrêtera dimanche à 21h.
L’Argentine ne meurt jamais : le pattern du tournoi
C’est la donnée qui doit inquiéter l’Espagne, et elle est vérifiable :
- 8e de finale contre l’Égypte : menée de deux buts à la 80e minute. Victoire 3-2.
- Quart contre la Suisse : victoire 3-1 après prolongation.
- 16e contre le Cap-Vert : victoire 3-2 après prolongation.
- Demi-finale contre l’Angleterre : menée depuis la 55e. Égalisation d’Enzo Fernández à la 86e sur un service de Messi, but de Lautaro Martínez dans le temps additionnel. Victoire 2-1.
Cette équipe a passé le tournoi à gagner des matchs qu’elle était en train de perdre. Pour une Roja construite pour prendre l’avantage puis gérer, c’est le pire adversaire possible : mener ne suffira pas.
Et il y a un contexte de fin de cycle : Nicolás Otamendi a annoncé sa retraite internationale à l’issue du tournoi, Messi devrait quitter la sélection. Dimanche, une génération entière joue son dernier match ensemble.
Ce que les modèles n’avaient pas vu
Rappel utile : avant le tournoi, le super-ordinateur d’Opta créditait l’Argentine d’environ 8,7 % de chances de titre — derrière l’Espagne, la France et l’Angleterre. Après le quart de finale, le même modèle donnait la France favorite à 37,5 %, devant l’Espagne (18,9 %) et l’Argentine (15,4 %).
Résultat : la France joue la troisième place, et les deux équipes que le modèle plaçait derrière elle se disputent le trophée.
Les enjeux individuels
Messi, 39 ans, dispute la dernière finale de sa carrière. Il compte 8 buts dans le tournoi — à égalité avec Mbappé en tête du classement des buteurs — et 21 buts en Coupe du Monde, record absolu de la compétition. Il a été double passeur décisif en demi-finale. C’est aussi le seul joueur à avoir été élu meilleur joueur d’une Coupe du Monde à deux reprises (2014 et 2022).
Lamine Yamal, 18 ans, joue de l’autre côté. Vingt-et-un ans d’écart. Si l’Espagne l’emporte, il devient champion d’Europe et champion du monde avant sa vingtième année — et très difficile à écarter du Ballon d’Or.
Le Soulier d’or se décide dimanche. Mbappé, Kane et Bellingham auront joué la veille : Messi entrera sur la pelouse en connaissant le total exact à battre.
Où voir la finale, et à quel prix
Diffusion : en clair sur M6, et sur beIN Sports 1. Coup d’envoi à 21h heure de Paris.
Sur place : les billets démarrent autour de 6 000 € et grimpent au-delà de 37 000 € pour les loges.
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FAQ — Compo Espagne – Argentine
Quelle est la compo probable de l’Espagne ? De la Fuente devrait reconduire le onze qui a battu la France : Unai Simón dans les buts, Porro, Le Normand et Cubarsí en défense, Rodri et Fabián Ruiz au milieu, Yamal, Olmo, Oyarzabal et Baena devant. Aucune rotation attendue.
Pourquoi Fabián Ruiz plutôt que Pedri ? C’est le choix fait contre la France, et il devrait être reconduit : Ruiz apporte plus de densité au milieu face à une équipe qui joue les transitions et les seconds ballons.
Nico Williams est-il forfait ? Non, mais il reste trop juste physiquement pour démarrer une finale. Álex Baena devrait être préféré, avec Williams en option de banc.
Quelle est la compo probable de l’Argentine ? Scaloni devrait reconduire son onze de demi-finale (4-4-2) : Emiliano Martínez ; Molina, Romero, Lisandro Martínez, Tagliafico ; Paredes, Mac Allister, Enzo Fernández, et Simeone ou De Paul dans le couloir droit ; Álvarez et Messi devant.
Simeone ou De Paul ? C’est la seule vraie interrogation de la finale. Simeone apporte l’intensité et les duels, De Paul le contrôle et la conservation. Le choix dira comment Scaloni compte neutraliser Rodri, laissé libre de tout mouvement par la France.
Messi joue-t-il sa dernière finale ? Oui. À 39 ans, c’est sa sixième et dernière Coupe du Monde. Otamendi a également annoncé sa retraite internationale à l’issue du tournoi.
Quand sont annoncées les compositions officielles ? Environ une heure avant le coup d’envoi, soit vers 20h heure de Paris. Cette page est mise à jour dès leur publication.
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Compositions probables relevées le 16 juillet 2026. Les compositions officielles sont annoncées une heure avant le coup d’envoi — cette page sera mise à jour.